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Le 03/02/2012, 12:35:40 > Rubrique Web Magazine > Articles
International SOS, spécialiste de la maîtrise des risques de santé et de sécurité à l’international, publie les résultats d'une étude comparative internationale sur le comportement des entreprises dans la Gestion du Risque Voyage et leur approche corrélée du Devoir de Protection.
Menée auprès de 628 entreprises, l’objectif de cette étude est double :
- Permettre aux entreprises internationales d’évaluer leur politique voyage à la lumière du Devoir de Protection, en utilisant la liste de 100 pratiques recensées ;
- Développer les Bonnes Pratiques identifiées par l’étude.
L’étude révèle que 95 % des entreprises ont envoyé un collaborateur dans un pays « à haut risque » en 2010. Or les entreprises ont une obligation de protéger la santé et la sûreté de leurs salariés en déplacement (Devoir de Protection).
Néanmoins, l’étude révèle que la perception des risques varie largement selon l’entreprise et la personne interrogée.
«Les principaux marchés émergents à forte croissance étant également perçus à haut risque, il y a urgence à mettre en évidence les bonnes pratiques qui devraient être adoptées par les entreprises pour protéger leurs salariés en mobilité et leurs activités à l’étranger,» remarque Arnaud Vaissié, PDG fondateur d’International SOS.
Les risques et les menaces auxquels sont confrontés les employés
Les 5 principales menaces citées par les entreprises interrogées sont les maladies, la criminalité, les accidents de la route, les retards de voyage et les pickpockets. Dans le top 10, 4 menaces sont liées à la santé, notamment la difficulté d’accès à des soins médicaux de standard occidental et les maladies infectieuses.
Il existe des différences de perception des risques par secteur d’activité. Par exemple :
- Le secteur des Technologies de l’Information présente la criminalité, la maladie pendant une mission, les accidents de la route et les retards dans les voyages comme les menaces les plus risquées ;
- Le secteur de la Construction cite en priorité les troubles à l’ordre public, le crime violent et le crime organisé ;
- Le secteur du Pétrole, de l’Energie et des Mines a des préoccupations majeures en ce qui concerne l'isolement des lieux d’opération, la langue et le décalage culturel, les accidents de la route.
Dans l’ensemble, la prise de conscience des entreprises reste relativement faible et de grandes disparités existent suivant les domaines de responsabilité et d’expertise au sein même de l’entreprise.
Lorsque les questions liées au Devoir de Protection font partie de la responsabilité métier de la personne interrogée, celle-ci est fortement sensibilisée. C’est le cas des Risk Managers, Directeurs Sûreté, Directeurs Médicaux et des responsables QHSE (Quality, Health, Safety and Environment).
A la question : qui devrait détenir la responsabilité du Devoir de Protection dans l’organisation ? Un consensus se dégage autour du fait que celle-ci devrait être partagée entre les différentes fonctions et devrait concerner tous les employés, à tous les niveaux.
Au-delà du cadre légal et du coût de la gestion d’un incident survenu sur un salarié, la principale motivation avancée par les entreprises pour remplir leur Devoir de Protection reste le souci de la santé et de la sûreté de leurs employés en déplacement (avec 55% de « tout à fait d’accord ») suivi de la volonté de faire « ce qu’il faut » pour ses employés (53%). Les considérations légales et financières arrivent bien après dans les réponses citées.
"Nous sommes déterminés à aider les entreprises dans la mise en oeuvre efficace de stratégies du Devoir de Protection. Notre étude démontre que de telles approches sont clairement liées à la réussite commerciale des entreprises, et pourtant il existe encore des niveaux variables de sensibilisation parmi les équipes dirigeantes et les parties prenantes dans l’entreprise,» souligne encore Arnaud Vaissié.
Parmi les enseignements de cette étude, les entreprises du secteur de l'Aéronautique, la Défense et l'Energie arrivent en tête des pratiques de référence du Devoir de Protection, tandis que l’Education et la Construction se situent en général en-dessous de la moyenne.
10 Bonnes Pratiques sont identifiées pour aider les organisations à développer une politique du Devoir de Protection.
L'étude a été rédigée par Lisbeth Claus, Professeur en gestion des ressources humaines internationales à l’Atkinson Graduate School of Management de Willamette (Oregon – Etats-Unis). Le professeur Claus est de nationalité belge et ex-Présidente de la SHRM Global ou « International Section of the Society for Human Resource Management ».
pour consulter l'intégralité de l'étude :
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