Actualités

La sûreté-sécurité est l’affaire de tous : l'exemple de l'AP-HP

Publiée le 20 Janvier 2012

Thème : Marché


Gérard Browne, Délégué défense et sécurité et conseiller sécurité de la directrice générale de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP),

 intervient sur Global Security Process 2012, sur la conférence :

« La sûreté-sécurité est l’affaire de tous en entreprise,
comment diffuser cette culture »

Il apporte son témoignage, décrit le contexte économique et social de sa structure, la gestion de la sécurité, et précise comment la culture de la sécurité est diffusée au sein de l’AP-HP.

«L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est un établissement public de santé. Assurant des missions de soins, d’enseignement, de recherche médicale, de prévention, d’éducation de la santé et d’aide médicale urgente, elle constitue le centre hospitalier universitaire (CHU) d’Ile-de-France. L’AP-HP se compose de 37 hôpitaux regroupés en 12 groupes hospitaliers. Elle a une capacité d’accueil de 21 763 lits et reçoit près de 4,8 millions de consultations par an. Un peu plus de 90 000 personnels y sont employés : 21 165 personnels médicaux et 67 382 non médicaux», précise Gérard Browne.

La gestion de la sécurité

« L’AP-HP entend assurer la sécurité des personnes et des biens tout en préservant la liberté d’accès à l’hôpital. L’objectif est double : - assurer la protection des patients et de leurs biens, objectif inscrit dans la démarche globale de qualité de l’accueil et des soins. - permettre aux personnels soignants d’exercer leur métier dans les meilleures conditions de sécurité, en protégeant leurs biens comme, d’une manière plus générale, le patrimoine et les biens de l’institution.

Cette politique s’applique en étroite collaboration avec la police nationale (protocole Santé/Intérieur/Justice du 10 juin 2010) et par le moyen de son propre service de sécurité : 41 chefs de sécurité et 19 adjoints sont en service sur les 37 hôpitaux et pôles d’intérêt communs de l’AP-HP. Anciens fonctionnaires de police ou militaires de la gendarmerie, ils disposent d’agents de sécurité, mis à disposition par des entreprises privées et dont le nombre varie selon la taille de l’établissement. 250 agents sont employés chaque jour sur l’ensemble des hôpitaux ».

Une culture de la sécurité au quotidien

« Le milieu hospitalier a une culture d’aide et assistance et de soins, dans un hôpital largement ouvert sur la ville. C’est dire que les notions d’espace sécurisé et de sûreté ne lui sont pas familières de prime abord. C’est pourquoi la première mission du chef de sécurité est toujours de se faire connaître, lui, son service et les moyens dont il dispose (patrouilles de surveillance, vidéo-protection, contrôle d’accès…) de tous les responsables médicaux, administratifs ou techniques.

A ce message s’ajoute toujours un second volet laissant entendre que ces moyens seront toujours insuffisants et que chacun dans l’hôpital est le premier acteur de sa sécurité. Appel donc à la vigilance et indications sur la marche à suivre en cas de suspicion ou de comportement suspect détecté.

Un travail au quotidien, répété sans relâche du fait des rotations du personnel et périodiquement rappelé à certaines occasions privilégiées : comité « sécurité » de l’établissement, CHSCT (relais des instances), journée d’accueil des nouveaux arrivants….

Tels sont les points essentiels que je mettrai en évidence lors de mon intervention sur la conférence « La sûreté-sécurité est l’affaire de tous en entreprise, comment diffuser cette culture » du Forum Global Security Process, du 27 mars 2012 ».Conclut Gérard Browne.

Source : http://www.surete-securite.com/programme.asp

Haut de page